Sylvain Sicaud et Myriam Sutton en résidence

Porté au gré du vent* 

Du 7 au 18 août prochain, le plus petit cirque du monde accueille les artistes Myriam Sutton et Sylvain Sicaud pour une résidence autour d’un solo de théâtre physique.

*titre provisoire

« Porté au gré du vent » est né d’une pièce de théâtre lors de mon épreuve synthèse de fin de formation de l’Accademia Teatreo Dimitri. Ayant l’envie de développer la pièce de théâtre « Y fait frette ! », j’ai commencé la recherche en partant du premier tableau qui met en scène une femme luttant contre le vent, s’accrochant tant bien que mal à la porte de sa maison. En explorant ce tableau, différentes formes artistiques et différents styles d’expression sont ressortis. la technique de masque est complétée par le clown et la danse contemporaine. Depuis, cette pièce à pris une toute autre envergure et une direction artistique sur le développement de ce personnage grognon et attachant. Le jeu masqué, la pantomime et l’acrobatie sont utilisés au service de ce que vit et raconte ce personnage.
Sylvain Sicaud est arrivé au tout début de cette recherche artistique. (…) Quelques mois plus tard, nous avons entamé notre première collaboration à Strasbourg. Dès lors, nous avons développé une dynamique de travail compatible et propice à l’évolution de cette création. Non seulement nous avons un parcours similaire entre la danse et le crique, mais nous avons aussi découvert que nous avons des intérêts artistiques communs.

sylvain sicaud
sylvain sicaud
sylvain sicaud
Le personnage principal de la pièce se promène depuis bien longtemps avec une porte qui lui donne accès à des univers de toutes sortes.
Parfois, il ouvre sa porte et se retrouve littéralement dans le vide, le noir complet, d’absence de tout.
Parfois, il se retrouve dans des lieux qui lui rappellent des souvenirs d’enfances et d’autres fois se retrouvent confronté à ses peurs les plus profondes.
Nous amenant dans un voyage métaphorique, il passe d’un univers poétique à l’autre et c’est au fil de ses voyages que le spectateur comprend qu’il est à la recherche d’une place, d’un endroit où il sera enfin chez lui, bien au chaud, et où il pourra finalement la porte derrière lui.
Dans un monde globalisé où les constructions architecturales s’uniformisent sur toute la surface de la planète, ce spectacle aborde les lieux comme un espace d’imagination infini, où à chaque ouverture de porte, le personnage nous emmène dans un nouvel univers.
Sylvain Sicaud
Solo de Théâtre Physique
Interprété par Myriam Sutton
Mis en scène par Sylvain Sicaud
Myriam Sutton

Pendant son enfance à Montréal, Myriam a toujours eu une attirance pour les arts de la scène. Dès l’âge de 8 ans, elle fait ses débuts comme clarinettiste au sein de l’harmonie de l’École Saints-Martyrs-Canadiens. Elle perfectionne sa formation de musicienne à l’École Joseph-François-Perrault, institution d’une prestigieuse renommée au Québec.
Sa rencontre avec le cirque a lieu en 2006, fascinée et émerveillée par ce monde nouveau, Myriam abandonne ses études en Sciences Humaines pour se vouer entièrement aux arts du cirque. Diplômée de l’École de cirque de Québec en 2008, elle poursuit sa route à l’École de danse de Québec. Ayant toujours souhaité étudier en Europe, elle réalise son rêve à l’Accademia Teatro Dimitri, école universitaire professionnelle de la Suisse Italienne en théâtre du mouvement.
Continuant son chemin et ses différents projets dans le monde, Myriam tourne actuellement avec le nouveau spectacle de la Compagnie du Théâtre de l’Aubergine au Québec.

Sylvain Sicaud

Né en 1983 à Bagneux, au sud de Paris, il découvre le spectacle vivant en 1996 avec le Plus Petit Cirque du Monde, puis se forme en danse et théâtre pendant ses études à Toulouse. Après une très brève carrière d’ingénieur puis de traducteur, il décide de se vouer au spectacle en 2009. Il cofonde alors la Compagnie Quelque Part avec la danseuse-chorégraphe Eugenia Carnevali, et collabore avec des compagnies de théâtre, cirque et arts de la rue, comme danseur ou chorégraphe.
Désirant pousser sa recherche sur la danse en espace public, il intègre tour à tour deux formations complémentaires.
Voyageur intrépide, ayant vécu en Suède, en Chine, toujours prêt à apprendre une nouvelle langue et à connaître une autre culture, il part étudier les danses traditionnelles à Bali, Indonésie en 2010. Marqué par la dimension rituelle de la danse, il entame d’emblée une recherche sur la danse en tant qu’expression de cohésion sociale.
Il prépare pour 2017, le spectacle Lola est Neige.